Scanreigh et Biver

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mercredi, avril 11 2012

"Cassini", exposition de dessins à la galerie l'Antilope à Lyon

cassini Traditionnel rendez-vous dans le 6e arrondissement à Lyon. Ambiance printanière et “ovale” pour l’exposition à la galerie l‘Antilope. L’intimité de la « galerie de poche » de François-Jérome Finas-Audin appelle-elle à ce point la réminiscence des portraits sépia de nos ancêtres au dessus du bahut ? Pas du tout. La référence va aux trajectoires elliptiques des objets célestes, à la forme qui a fait cogiter l’astronome Cassini, Jean Dominique, faut-il préciser, car la dynastie des Cassini s’étale sur plusieurs générations de « têtes d’œuf ». L’ovale qui a fait date dans l’histoire des maths, a y regarder de près, ressemble davantage à une paire de lunettes psychédélique qu’à l’ovale « oldy » qui auréolait nos aïeux moustachus dans leur cadre, car l’objet tout comme la forme des toiles de la présente exposition ne sont pas ce que d’un point de vue étymologique on appelle des « ovales » … d’après la forme de l’œuf, ovoïde non symétrique s’il en est et qui n’est pas l’ovale des mathématiques, courbe plane fermée à deux axes de symétrie. Voilà. Et après ?

cassini cassini


cassini

Dans cette science des formes, il se trouve que le savant qui s’est coltiné les formules porte un nom qui sonne bien. Raison suffisante pour baptiser une série de tableaux ! Et qui peut nier que la navigation dans l’approximatif des mots et des significations est aussi une des caractéristiques de l’art…  une parmi d’autres…  qui fait bien la marque de fabrique de Scanreigh qui s’impose à lui-même (et au spectateur) du grand vent sémantique qui fait s’agripper aux branches. Tellement que ça valse dans tous les sens. Au fait les trajectoires dessinées par le célèbre pas de danse, c’est quoi au juste ? Kubrick…  Johann Strauss…  ça ne vous rappelle rien ?

cassini
A préciser qu’il s’agit de dessins sur fond de collages, contrecollés sur toile.
Technique : crayons, sanguine, gouaches, encres
Dimensions :
20x30 cm ; 30x40 cm ; 40x50 cm et un seul dessin de 50x60 cm

cassini

“Cassini”
Galerie l’Antilope
99 rue Bossuet, 69006 LYON
Lundi - samedi : 14h -19 h
Le samedi sur rendez-vous. tel 04 78 42 50 61
lantilope@wanadoo.fr

samedi, mars 24 2012

Au revers et à l'endroit, expo au Musée Paul Dini, Villefranche-sur-Saone

Le Musée Paul Dini de Villefranche veut partager avec le public ce qui est le privilège des ateliers (et des réserves de musée) : l’envers des œuvres ! On trouve de tout sur ces envers, secrets de fabrication, traces de repentir, œuvres sacrifiées et retournées, notations hors sujet et anecdotiques… mais parlantes. Je suis moi-même parfois étonné de ce que je retrouve à l’envers de mes tableaux.

expo (photo L.Peyron)

Pour l’exposition qui vient d’être inaugurée, ce sont mes totems et une « palette » qui sont à l’honneur. Quoi de mieux que les fentes d’une “palette” pour suggérer le regard de par derrière la palissade. Quant aux totems, il ont été conçus d’emblée recto-verso sans aucune préméditation du thème de cette exposition qui, je dois dire, leur va comme un gant. Il y en même un qui fait du zèle, en se dédoublant et en offrant une vue intercalaire.
Merci au photographe Louis Peyron pour les photos et à Paul Dini …  pour s’être prêté à ce portrait facétieux.

dini (photo L.Peyron)

Pour jouer le jeu de la “révélation” jusqu’au bout, voici l’envers du totem derrière lequel se tient Paul Dini.

totem (photo : musée P.Dini)

Au revers et à l’endroit
samedi 24 mars 2012 - dimanche 16 septembre 2012
Le musée de Villefranche-sur-Saône créé en 1860 a retrouvé un second souffle en 2001 grâce aux donations du collectionneur d’art Paul Dini. Près de 700 oeuvres retracent l’histoire de la vie artistique de la région depuis le préimpressionnisme jusqu’à la période contemporaine.

mercredi, mars 21 2012

Catalogue pour Chic Dessin

Cat dessin

Le catalogue qui accompagne la présentation de mes dessins récents (ici et ici) au prochain Salon Chic Dessin à la fin du mois vient de sortir.
L’année dernière, le dessin a pris plus de place que la peinture parce que ce travail était plus compatible avec la préparation de l’exposition à Carré d’Art. Je suis content que ce travail soit “entériné” dans un catalogue. Elizabeth Couturier y a ajouté une courte préface où elle dit son privilège de pouvoir regarder et manipuler des œuvres qui est son plaisir de galeriste.

Scanreigh, Dessins
édition Galerie Elizabeth Couturier
21x21cm, 16 p, 18 ill., 300 ex.
Vingt exemplaires accompagnés d’un dessin signé et daté par J.-M. S. constituent l’édition de tête.

Le regard de Nancy Houston sur Paula Rego

rego art Nous aurions pu en parler dans ce blog à l’époque. Nancy Houston dans Libé ce lundi 17/03/12 me culpabilise un peu en me rappelant l’exposition Paula Rego à Nîmes en 2008. Elle termine son article sur cet appel vibrant  :

« soyez en avance sur les professionnels ; expliquez-leur qu’une grande rétrospective Paula Rego au centre Pompidou ou au musée d’Art moderne de la Ville de Paris est une nécessité absolue, et que vous n’en démordrez pas avant de la savoir programmée. »

rego expo

Nous étions « en avance » et je n’y suis pas complètement étranger. J’ai pour ma part découvert Rego à la Foire de Bâle au début des années 2000. Attirant l’attention du directeur de l’école des Beaux-Arts de Nîmes, Dominique Gutherz, sur ce travail, j’apprends qu’il a lui aussi eu l’occasion d’apprécier un dessin de l’artiste chez son ami Yves Bonnefoy. A notre convergence de vue se greffe ensuite le hasard d’une judicieuse rencontre selon l’adage « the right man at the right place » qui fait le reste. En 2008 une exposition des travaux graphiques de Paula Rego est inaugurée dans les belles salles d’exposition de l’école. Une sorte de première en France. Paula Rego a fait le déplacement. Philippe Dagen a consacré un article dans le Monde et un article signé Jérôme Lebrun et Thérèse Moro est paru dans Artpress.

rego scan

Nancy Houston cherche à comprendre ce qui fait obstacle au manque de visibilité de Rego en France. Il y a les thèmes dérangeants de l’avortement, du trafic sexuel des jeunes femmes, l’excision peu abordés dans la tradition picturale occidentale mais le problème majeur selon elle c’est la “narrativité” des œuvres :

« L’artiste dialogue en permanence avec la littérature : romans du XIXe siècle, nursery rhymes, contes de fée, Evangiles, films de Disney, pièces de théâtre contemporaines (dont les Bonnes de Genet), Métamorphose de Kafka ou encore l’histoire de sa propre vie. »

Bien trop de narration pour la domination formaliste pure et dure des faiseurs d’opinion, et trop d’émotion… en tout cas pas la bonne.

« En effet, tout comme «narratif» est devenu synonyme d’«anecdotique», «émouvant» est de nos jours vite ramené à «mièvre», assimilé à la faiblesse et à la féminité. C’est pourquoi bien des artistes femmes qui se veulent «branchées» s’acharnent, parfois même plus radicalement que les hommes, à faire de la peinture «conceptuelle et politique» et à extirper de leur travail tout ce qui pourrait ressembler à une émotion. Rego ne le fait pas ; sa peinture s’adresse à nos tripes bien davantage qu’à nos méninges, et c’est ce qu’on ne lui pardonne pas. »

mercredi, février 29 2012

CHIC DESSIN, Paris 2012

Troisième édition du Salon Chic Dessin à Paris … et deuxième participation pour moi ! C’est la galerie Elizabeth Couturier désormais installée rue Burdeau à Lyon qui me présente à nouveau. Et elle édite un catalogue à cette occasion.

des noir
Jean-Marie et Elizabeth Couturier ont choisi pour le salon un ensemble récent sur papier noir. Egalement de grands dessins dans la veine de ceux qu’ils ont montrés l’année dernière.
Deux d’entre eux font écho à la série des “Tocades hommage à l’art des autres” commencée en 2005. Hommage à Picasso — un de plus ! — qui intègre sans grande discrétion la couverture d’un recueil publié par Skira en 1948 au sortir de la guerre, et préfacé par Tristan Tzara. Pour ce collage je me suis permis de sacrifier un doublon de ma pléthorique bibliothèque picassienne.

picasso
Le second dessin joue plus finement avec une vraie fausse gravure de Picasso, vraie parce qu’il s’agit d’une vraie eau-forte tirée sur Japon, fausse parce le libraire qui m’en a fait cadeau ne l’aurait pas fait sans cela !

faux pic
C’est le portrait par Picasso de Pierre Reverdy lisant publié dans Cravates de Chanvre par les Editions Nord-Sud en 1922.
Last but not least, Il y aura comme l’année dernière ces carnets de travail qui sont des répertoires de motifs pour mes tableaux et mes dessins plus élaborés, carnets assez remarqués l’année dernière. Cette année, il y aura le mastodonte dont Françoise a déjà parlé. Le Grand Livre des Extractions qui contient 405 dessins alternant ou combinant crayons de couleurs, sanguine, gouache, encre, fusain, craie… enfin terminé ! (2005-2012).

livre

logo
CHIC Dessin
du 30 mars au 1er avril 2012

Atelier Richelieu
60, rue de Richelieu
75002 Paris
Métro et Parking : Bourse

Plus de détails par ici

mardi, février 28 2012

Grands Dessins

Scanreigh ces dernières années a réalisé des dessins qui par leur degré d’élaboration et leur dimensions rivalisent avec la peinture. La comparaison s’arrête là car ce sont de purs dessins : technique, support papier, formes. Celles-ci doivent tout à la plume, aux crayons de toutes sortes, au gommage, c’est l’univers du dessin avec sa fraicheur et sa vibration bien à lui.
La seule chose qui chagrine un peu, c’est que la vie du dessin sur un mur demande un encadrement et une protection vitrée… ah ces foutues vitres !
Ces dessins feront partie de la sélection de la galerie Couturier de Lyon pour le salon Chic Dessin à Paris.

dessins

De gauche à droite :
Le Masque violet, technique mixte sur papier, 80x60 cm, 2011
Le Type des premières pensées, techn. mixte sur papier, 80x60 cm, 2011
La Figure devant le modèle, technique mixte sur papier, 80x60 cm, 2011
Hôtel Drouot, technique mixte sur papier, 80x60 cm, 2011

Petits dessins sur châssis

On ne le voit pas à l’écran, mais il s’agit de dessins sur toile et châssis, sorte de “chainon manquant” entre dessin et peinture (Scanreigh, faut-il le préciser, part toujours d’une base très dessinée pour peindre). Là, il décide de s’arrêter à mi-chemin. Ou plus exactement, il donne à ce dessin sur toile la “finition” qu’il donne à la version papier. Des quasi-tableaux sans arrière-goût d’inachevé. La dimension relativement réduite (40x 40 cm) facilite les choses : régularité du carré, motif unique ou presque dans la tonalité quasi-monochrome de l’encre et de la sanguine. C’est une sobriété qui contraste avec les agencements de formes et de couleurs nettement plus turbulents de certains autres dessins et tableaux.

dessins

Dessins noirs … encore

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Le fond noir leur vaut le qualificatif de « dessins noirs » alors qu’il s’agit de dessins en couleurs !
On dit parfois de Scanreigh qu’il use et abuse des couleurs mais il y chez lui une permanence du noir qui s’est manifestée lorsqu’il a mis les mains dans le cambouis de la gravure, de l’estampe en général qui accompagne son évolution vers le figuratif. Noir de la linogravure, des bois gravés et des premières lithos (charbonneuses) en 1983. Le fond blanc n’y fait rien, ce sont des œuvres noires.

De vrais fonds noirs existent aussi pour des estampes comme celle-ci réalisée en 1989 avec Item-éditions. Il s’agit d’un bois gravé sur Japon noir (97x63 cm) tiré à 30 exemplaires (+ 4 épreuves d’artiste)

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Ou bien encore ces bois gravés de 1992 (41x 29 cm) édités par Scanreigh.

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Ce qui distingue les dessins sur fond noir de 2011 et 2012, outre leur systématicité, c’est cette tension particulière entre la vivacité des crayons de couleur et l’obscurité du fond qui les pompent littéralement. Les crayons qu’utilise Scanreigh sont d’une pigmentation exceptionnelle, il faut ça pour arriver à remonter le dessin vers la surface. Parfois il faut neutraliser le fond avec des lavis. C’est ce qui fait le charme de ces dessins qui luttent pour ne pas être enterrés. De ce fait ils ne sont pas faciles à photographier. Plus que d’autres, ces dessins demandent à être vus en  vrai. Ils revendiquent leur statut d’original.

dessin

Dessins, vieux livres, ça continue

dessins

On peut dire que c’est une spécialité. A Lyon, ça se savait que Scanreigh fouinait chez les bouquinistes pour trouver de vieux registres, livres de comptes, albums de toutes sortes, il y avait même une filière de pourvoyeurs ! D’ailleurs nous avions pondu un texte (Dessins in carnets) sur le sujet, qu’on peut lire ici sur une page à part (colonne droite de ce blog).
Et puis à Nîmes, sans rien dire, sans rien chercher ni demander, la tradition se perpétue. Un nouveau pourvoyeur, Jacques Lafont, directeur de la galerie de photo Le Lac gelé, a récemment sorti deux énormes vieux registres de derrière le comptoir et les a remis à Scanreigh. Et voilà ! … et ça n’empêche pas aux autres carnets dits « normaux » d’exister, de s’empiler, d’exiger leur lot de dessins. Par exemple celui-ci dont le papier “moderne” convient à la pointe d’argent.

dessins

lundi, février 27 2012

Exposition-hommage à Pierre Courtaud

pc
ll venait de fêter les 20 ans de « La Main courante », la maison d’édition dont il était le fondateur … et puis il a tiré sa révérence. Un an déjà que Pierre Courtaud est parti ! Sa “présence” était très particulière pour nous. Pour ma part, je ne l’ai jamais rencontré et Scanreigh seulement deux fois ! C’est étrange. Mais cela n’a pas empêché d’ouvrir avec lui de nombreux chantiers, de lui écrire, de lui téléphoner. A l’autre bout du fil ou des mails, il était toujours archi-présent avec un avis précis sur les affaires en cours. Bien avant que nous fassions sa connaissance, le personnage de Gertude Stein dont il était un spécialiste, nous avait intrigués et intéressés. Le fait qu’elle soit son auteur-fétiche contribuait à le définir à nos yeux. Un privilège de la littérature.
Grâce à Bertrand Courtaud, son neveu, Pierre le passeur, le franc-tireur des Lettres revient vers les vivants grâce à une exposition et des lectures à La Souterraine, le QG d’où il orchestrait tout.
De cet anniversaire d’une mort on sent bien qu’on évitera l’éloge funèbre, ça sent plutôt la relève, les choses vont continuer, le neveu a été à bonne école !

Exposition sur deux lieux à La Souterraine, du 3 mars au 28 avril 2012 :
Trace de Pas et Médiathèque René Chatreix
Et 2 soirées de lectures
Pour les détails c’est par ici

vendredi, novembre 11 2011

Au déménagement levons le verre !

bj
Nous sommes en train de migrer vers un espace plus vaste, stock oblige, autrement dit nous sommes en plein chaos, on trie, on jette, on remplit les cartons en vue du déménagement à la fin du mois. La montagne de bouquins ne laisse rien voir de la cure d'amaigrissement que nous lui faisons subir. Et dire que tout ça tiendrait sur un disque dur ! Mais on ne se débarrasse pas comme ça d'un paysage mental (lourd comme le plomb).

Et voilà qu'une jolie surprise vient interrompre la tâche fastidieuse. Une surprise qui fait revivre l'ambiance de l'atelier de Villefranche-sur-Saône quand l'ami imprimeur venait de temps en temps y faire le curieux. Cette fois-ci, il débarque à Nîmes avec des cartons de Beaujolais nouveau. Pas n'importe lequel ! Car n'en déplaise aux grincheux, ça existe, le bon Beaujolais nouveau. Il nous a fallu nous retrouver à New York pour le savoir !…C'était il y a plus de dix ans quand au restaurant de la Columbia University on a ouvert en l'honneur de l'exposition Scanreigh (et avec un jour d'avance! ) une bouteille de Beaujolais nouveau.

Celui là a ce petit "plus" d'être habillé d'une étiquette sur mesure avec une jolie dédicace. Car l'ami de Villefranche est imprimeur d'étiquettes ! Et ça le démangeait depuis longtemps de "scanreighiser" ce qu'il imprime à longueur d'année. La tradition locale lui en a donné l'occasion. Voilà !

Attention à verser sans bavure car contrairement à son contenu, le flacon est "collector" !!!

bj

Beaujolais-Villages Nouveau Cuvée Nature non filtrée
Appellation Beaujolais-Villages contrôlée
"Gérard Fourignon," Clin d'œil
Mis en bouteille au Domaine Manoir du Carra par M.F.Sambardier, Vigneron à 69640 Denicé

jeudi, août 25 2011

Squiggle à Paris

nils

Les habitués du Cabinet d'amateur le savent bien, on vient et on y revient. Patrick Chaurin y veille personnellement. Si vous n'êtes pas disponible pour le vernissage vous viendrez au finissage ou pour quelque autre mi-temps imaginée par le tenancier des lieux. L'exposition Squiggle ne déroge pas à ces bonnes habitudes. Squiggle et re-Squiggle cet automne pour cette serie de dessins à la gouache réalisée sur des planchettes sauvées de la benne à ordures pour cause de graffiti, délit – ou œuvre, enfin c'est comme ça que je l'ai vu – des étudiants des Beaux Arts de Nîmes. Ils ont allègrement gribouillé les planchettes qui soutiennent le papier sur lequel ils écrivent pendant les conférences et les cours et moi j'ai mis ma touche à moi. Je me rends compte que cette récupération entre en résonance avec ce que quelques unes de mes anciennes élèves continuent de faire après leur passage dans l'école.

trop simple

Squiggle

Vernissage le mardi 20 septembre à partir de 18 h

Exposition du 20 au 25 septembre 2011
Un catalogue a été édité à cette occasion

Graffiti & Squiggle
Le mardi 18 octobre 2011 de 18 à 21 heures
Je serai présent pour discuter et dédicacer le catalogue Squiggle.

Le Cabinet d’amateur
12, rue de la Forge Royale, 75011 Paris

Métro : Faidherbe-Chaligny

mardi - samedi : 14 h- 19 h

Dimanche : 14 h- 17 h

Dessins noirs

desssin

L'exposition Odilon Redon au Grand Palais et actuellement à Montpellier (jusqu'au 16 octobre 2011) y est peut être pour quelque chose ? ! Car mes récents dessins noirs sont une manière de revenir à Redon et en particulier à son goût du noir. Je lui avais déjà rendu hommage il y a quelque temps par des allusions à sa figuration. Mes dessins actuels ne sont pas une manière d'aller au noir mais plutôt d'en sortir : ils remontent vers la couleur tout en conservant en réserve le fond noir dont ils sont issus.

desssin

Si Redon s'est momentanément greffé dans mes préoccupations c'est que j'ai également préparé une conférence à son sujet pour l'Ecole des Beaux-Arts de Nîmes. A cette occasion j'ai découvert l'étude de Douglas Druick, un très excitant historien d'art, organisateur de l'exposition Jasper Johns Gray en 2008 et auteur avec son collègue Peter Kort Zegers de 400 pages exclusivement consacrées aux deux mois que Gauguin et Van Gogh ont passé ensemble dans la fameuse Maison jaune d'Arles. Si j'ai raté l'exposition, j'ai dévoré d'une traite le gros volume heureusement traduit en français. Après toute cette mise en condition je suis sans doute mûr pour m'attaquer, graphiquement s'entend, aux quatre cyprès devant notre petit balcon qui donne sur la porte Auguste inondée par le soleil jaune de ce mois d'août.

jeudi, août 18 2011

Par fanzines interposé

Justine Dumeu vient de féter son cinquième anniversaire (pas elle, son dynamique Fanzine !) dans lequel elle a publié un de mes dessins mis en couleurs par ses soins. J'ai croisé Justine à l'Ecole des Beaux-Arts de Nîmes, moyennement convaincue de l'utilité d'y achever son cursus. Ellle s'est donc envolée pour Paris où elle poursuit un travail d'édition graphzinesque pur jus.

perox
http://www.peroxyde.com/p/5.html
Ont collaboré / participé à ce numéro #5 - été 2011:
A.Linéa, Julie Anne Barbe, Thomas Billas, Benoît Bodhuin, Jeanne Boyer, Elsa Cha, Jean Louis Costes, Laurent Di Biase, Justine Dumieu, Vanessa Fanuele, Dominique Forest, GBG, Géo, Joel Mas, Phanone, Lan Prima, Fredde Rotbart, Lionel Sabatte, Franck SaïssiI, Jean Marc Scanreigh, Nicolas Schoener,  SLip,  U235,  Sebastien Värnild.

Anne Faucher dite Anef, elle est détentrice d'un bon diplôme en bonne et due forme. J'ai publié d'elle (et avec le savoir-faire de Nicolas Grosmaire) un hommage graphique à Breton et Soupault qui est devenu le numéro 19 de la collection Hôtel Rivet de l'École des Beaux-Arts de Nîmes. Son dernier Fanzine dont le nom ne demande pas d'explication Darling is a porno est nerveux à souhait, ma contribution est un petit tireur de langue ou lécheur comme on voudra qu'elle a sérigrafié en deux tons de jaune.

faucher
http://anef-prints.blogspot.com/2011/08/my-darling-is-out.html
Darling is a Collective Zine about sex introducing more than 25 artists from all over the world, 40 pages, 2 colors with fade, 50 numbered copies.
Featuring works from Amandine Meyer, Anef, Ardéco, Bénédicte Coudreau, Bill noir, Dieter VDO, Antoine Duthoit, Albert Foolmoon, Giuse, Ki-haï, Jean-Jacques Tachdjian, Jon mac Nair, Louloularelou, Ori Toor, Mathien Nocera, Marie Planques, Sapito verde, Sebh, Jean-Marc Scanreigh, Siscalocca, Vaidotas Bulaka, XXXprod Yann Legrand, Zigendemonic, Ian Liddle.

J'encourage vivement d'acquérir ces éditions confidentielles, futures perles rares qui sait ? Pour ce faire s'adresser directement aux éditrices.

vendredi, juin 24 2011

Hommage estival à Bernard Noël dans les Alpes de Haute Provence

noelPour conjuguer le flux visuel et flux verbal il faut ce qu'il faut : des peintures, des dessins, des textes à lire et à entendre, c'est-à-dire des livres qui sont eux mêmes peuplés de gestes et de couleurs et ainsi vont les choses. Le tout en hommage à Bernard Noël. Le vacancier (et l'autochtone) qui ne veut pas bronzer idiot a tout intérêt à s'attabler tranquillement à une terrasse pour éplucher un programme touffu qui jongle avec la géographie et le calendrier.
À retenir: Forcalquier et Saint-Étienne-les-Orgue. Deux lieux pour deux expositions et une rencontre.
Si Scanreigh est associé à ces manifestations c'est qu'il a réalisé deux livres érotiques avec Bernard Noël dont le premier est devenu si rare qu'il ne peut même plus figurer nulle part. Alors à défaut en voici quelques aspects
Sur place la peinture se fera le porte-parole (mais oui !) des livres absents.

noel
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HOMMAGE A BERNARD NOEL
Les yeux dans la couleur
Vernissage samedi 9 juillet à partir de 11h30
œuvres de Robert Brandy, Jean-Jacques Cecarelli, Olivier Debré, Bernard Moninot, Jean-Marc Scanreigh, Hervé Télémaque, Jan Voss, Zao Wou Ki, en hommage à Bernard Noël et au nom de leur collaboration.
Centre d’art contemporain Boris Bojnev, 12 rue Grande 04300 Forclaquier
du 2 juillet au 15 août.
Tous les jours sauf le mardi de 11 à 13 et de 16 à 19 h.

Dessins de Bernard Noël
Vernissage samedi 9 juillet à partir de 18h.
à 19 h lectures par Monique Dorsel et Bernard Noël
Au Coin de la rue de l’Enfer, Place Pasteur, 04230 St-Étienne-les-Orgues
du 2 juillet au 15 août  les samedis, dimanches et jours fériés de 15 à 19H. Les autres jours sur rendez-vous.

Rencontre avec  Bernard Noël
dimanche 10 juillet de 9 à 19 h.
Journée de conversation et de plaisir autour de Bernard Noël et avec le concours de : Édith Azam, Jean-Luc Bayard, Robert Brandy, Jean-Jacques Ceccarelli, Yves Charnet, Jean Daive, Monique Dorsel, Jean-Marie Gleize, Bernard Moninot, Jean-Marc Scanreigh, Jean-Pierre Sintive, Jacques Sojcher, Christian Tarting
Jardin du Couvent des Cordeliers 04300 Forclaquier

Tous renseignements au 04 92 73 06 75
Cristine Debras ou yves.bical@orange.fr

 

mercredi, mai 25 2011

Inauguration de la galerie Elizabeth Couturier à Lyon

tondo
La galerie Elizabeth Couturier s'installe à Lyon dans la rue Burdeau qui est décidément LA rue des galeries d'art à Lyon. Parmi les inaugurants : Scanreigh et aussi Bauer, Boisrond, CarlosNo, Doutreligne, Kageyama, Katz, Klasen, Nico, Ortega, Pouyandeh, Rudd (Curatrice : Julija Cistiakova)

EC
dehors

GALERIE ELIZABETH COUTURIER
N° 25, rue Burdeau
69001 LYON
M° Croix-Paquet
Exposition du 26 mai au 30 juillet 2011
du mercredi au samedi 14h30-19h00
+33(0)6 8051 50 64

mardi, mai 24 2011

Nouvelles Hybrides d'Etienne Cornevin

Etienne Cornevin publie sur le site de la revue Nouvelles Hybrides une étude à l'occasion de mes expositions nîmoises. On peut dire sans faire un trop mauvais trait d'esprit qu'Etienne a des goûts et une vision de l'art aussi colorés que sa revue.
J'ai particulièrement aimé son étude sur la récente exposition Odilon Redon du Grand Palais. Ses critiques sur les textes qui accompagnent le catalogue et les panneaux dans les salles d'exposition devraient inciter les conservateurs à regarder un peu mieux ce qu'ils exposent.

mardi, avril 5 2011

Chic Dessin (suite)

Et maintenant le salon vu de l'intérieur.

vue

Les nombreux carnets de dessins, plutôt seuls dans leur catégorie ont retenu l'attention, c'est le moins qu'on puisse dire.
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livres

mercredi, mars 30 2011

Salon CHIC DESSIN à Paris

dessin
Pour compléter le panorama, le salon CHIC DESSIN à Paris tombe à pic, car il permet de convoquer le dessin. Scanreigh le pratique toujours intensément dans des séries plus grandes et plus élaborées. La Galerie Elizabeth Couturier qui vient de migrer dans la quartier de la Croix-Rousse à Lyon présente une série de très beaux dessins ainsi que des carnets de dessins qui sont à la fois des objets de laboratoire et des cousins des livres d'artistes dont la Carré d'Art à Nîmes fait la rétrospective en ce moment.
dessin
carnet
logo
CHIC DESSIN 1er au 3 avril 2011
GalerieElizabethCouturier
Stand A5 au rez-de-chaussé

Vernissage Jeudi 31 mars
14 h - 18 h preview (sur invitation)
18 h - 21 h vernissage (sur invitation)
Vendredi, samedi, dimanche1er, 2 et 3 avril 2011
11 h - 20 h ouverture publique

CHIC DESSIN - ATELIER RICHELIEU
(่100 m du Salon du Dessin, place de la Bourse)
60 rue de Richelieu, 75002 Paris, Métro et Parking : Bourse

Chapelle des Jésuites à Nimes

choeur
Une superbe architecture que cette Chapelle des Jésuites à Nîmes, quasiment pas de dispositifs qui signalent sa reconversion profane. L'ambiance y reste religieuse pour contempler des œuvres. Pas d'excès de lumière, pour le photographe ce n'est pas très facile, mais pour la contemplation life, c'est pas mal. Le soir du vernissage, la lumière était trop juste.
Le musicien Pascal Deleuze a fait une brève intervention, continuant une sorte de tradition de vernissages sonores (après le duo de basson à Lyon, le violon à Chalon).
deleuze
Scanreigh a scrupuleusement respecté l'espace, alterné le grand et le petit en fonction du plat et du saillant. Au sol comme un clin d'œil aux superbes mosaïques romaines qui ont été restaurées en public dans ce même lieu, il a posé au sol la plus grande de ses bâches (300 x 385 cm), celle qui donne aussi son titre à l'expo : De ma chambre habitée, un titre qui ramène l'espace ample et sacré à l'intimité de la chambre et à la nécessité d'un recueillement.
En entrant, à droite de la chapelle dans un des renfoncements latéraux, deux dessins muraux encadrent la bâche auquel renvoie le texte du petit catalogue qui accompagne l'expo. Et qui fait aussi le lien avec le mur à Carré d'art. Tout est dans tout… et au commencement était le dessincotes
milieu

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